Preview: Sunshine de Danny Boyle

Alors que 28 Semaines plus tard pointera le bout de son nez le 20 Juin, un autre film lié au génial 28 jours plus tard sortira avant. Vous avez deviné ? Il s'agit bien sûr de Sunshine le prochain film de l'eclectique Danny Boyle. Voilà que le teaser est disponible !

Le genre de teaser qui vous coupe litteralement le souffle ! A l'heure où la science-fiction est devenu un genre à la mode (et donc peu original) Danny Boyle redonne espoir et compte bien nous livrer un thriller de sf complêtement détraqué ! Et au vu du teaser, je peux vous garantir qu'on tient peut-être bien le digne successeur de Alien premier du nom !

En seulement quelques plans, on a pleinement envie de dire que Danny Boyle a réinventé le terme "spectaculaire" La montée d'adrenaline est bien là, et on est carrément pret à être mis k.o par ce qui s'annonce comme un mélange de huit-clos stressant et de pure science-fiction à effet-speciaux (dont on peut dores et dejà admirer la qualité) Vivement le 11 Avril donc !

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# Posté le jeudi 18 janvier 2007 09:57

Modifié le lundi 16 juillet 2007 06:23

Critique: The Fountain de Darren Aronofsky

Critique: The Fountain de Darren Aronofsky
Ce fut l'ovni de l'année 2006. Comme toujours ce genre d'ovni divise. Oeuvre prétentieuse et ridicule pour certains, chef-d'oeuvre pour les autres. Mais peu de personnes ont dit ce qu'était réellement The Fountain: un film d'une sincérité et d'une simplicité et celà malgré la complexité de la forme.

En apparence, The Fountain est un trip visuel, dans la digne lignée de 2001, L'odyssée de l'espace. Et bien pas tout à fait. Avec ce film, Aronofsky ne prétend aucunement livrer le film de science-fiction ultime, et jamais il ne fait preuve d'une prétention déplacé, non. Aronofsky conte l'histoire d'un homme face au cancer de sa femme, et livre une reflexion sur l'acceptation de la mort completement boulversante.

The Fountain n'est donc pas un trip visuel pompeux misant tout sur une fausse mythologie déplacée, et ne prétend pas non plus répondre à des questions existentielles. L'anti-Matrix par excellence ! Sous ses allures de blockbuster, The Fountain est avant tout un film intimiste, profond, et très personnel. Visuellement c'est bluffant, même si Aronofsky effleure le ridicule à de nombreuses reprises, il le défi à chaque fois avec virtuosité.

Une merveille. Sans jamais prétendre révolutionner quoi que ce soit, Aronofsky nous offre, avec The Fountain, une magnifique reflexion sur la mort, doublé d'une très belle histoire d'amour et le tout raconté avec des images marquantes, poignantes, et uniques.

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# Posté le dimanche 07 janvier 2007 09:13

Modifié le lundi 16 juillet 2007 05:55

Critique: Pee Wee's Big Adventure de Tim Burton

Critique: Pee Wee's Big Adventure de Tim Burton
Hier, j'ai vu Pee Wee's Big Adventure, premier film du grand, de l'immense Tim Burton ! Comme toujours quand on regarde les premiers films de cineastes aussi confirmés que Mr Tim, on regarde le film par curiosité, avec l'idée que ce que nous allons voir est un film de commande, où l'on retrouvera quelques élements du cinéma burtonnien de-ci de-là. Mais Tim Burton n'est pas un cinéastes comme les autres, puisque des son premier film, il signe l'une des pièces maîtresse de sa très riche filmographie !

C'est donc un coup d'essai gagnant, il n'est plus question de considerer Pee Wee's Big Aventure comme le film d'un cinéaste débutant, mais bien une première oeuvre d'un artiste confirmé. Dès la première scène, Burton nous convie dans le monde de Pee Wee Herman, celui de l'enfance, de la naïveté. Les élements d'un bon Burton sont là: la musique de Danny Elfman, déjà géniale, et surtout l'interpretation très proche d'un Buster Keaton de Paul Reubens, alias Pee Wee Herman, qui se révele être un personnage Burtonnien au diable, et un collaborateur visiblement sur la même longueur d'onde. Burton a trouvé en Paul Reubens, comme plus tard en Michael Keaton ou Johnny Depp, un acteur à la hauteur de son génie, capable d'apporter réellement un puissance au film par sa composition.

Et puis pour un premier film, quoi de plus naturel que de faire un film sur l'enfance ! Pee Wee Herman, un eternel enfant qui ne veut pas grandir. Confronté à des enfants prétentieux et aigris (notamment une jeune star de cinéma très proche des enfants de Charlie et la Chocolaterie) Pas de doute, Burton est hanté par celà. Pas de doute que Pee Wee est Tim Burton, ce jeune homme solitaire et naïf. Et c'est ce qui fait, comme toujours, la force du film, un goût pour la fantastie certes, avec une visuel magnifique, des personnages excentriques et haut-en-couleur, mais surtout une histoire incroyablement personnelle, où Burton confie ses obsessions.

Et c'est en celà que Pee Wee est un film interessant en tout point, maîtrisé de bout en bout. Aujourd'hui, Burton a clairement changé. Si Pee Wee était un film sur l'enfance, Big Fish fut son film sur la maturité. La sienne assurément. Et la réponse à Pee Wee fut Charlie et la Chocolaterie, où Willy Wonka décidait de quitter un peu son enfance traumatisante, pour enfin trouver une famille, et ainsi devenir grand.

Burton est donc définitivement un génie, donc la poesie visuelle n'a d'égale que l'homogéïnité de sa filmographie, puisque que clairement les films de Burton sont complémentaires, et c'est ce qui fait de lui l'un des cinéastes les plus fascinant et productifs ayant jamais existé !! (oui je m'emballe, et alors !)

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# Posté le samedi 06 janvier 2007 05:37

Modifié le dimanche 07 janvier 2007 08:33

Uwe Boll, ou le délire fantasque de l'industrie du cinéma

Uwe Boll, ou le délire fantasque de l'industrie du cinéma
Qui est le cinéaste le plus fascinant de ce début de siècle ? Darren Aronofsky ? Michel Gondry ? Ou encore le débutant Tim Burton ? Rien de tout ça. Le cinéaste le plus déroutant et décapant de ces dernières années est sans conteste Uwe Boll !

Uwe Boll, un nom qui implique de la finesse, de la poesie ! Sa specialité ? Les adaptations de jeux vidéos. House of the Dead, Alone in the Dark, BloodRayne, et bientôt Far Cry, Dungeon Siege.

Sachez mesdames messieurs, que Uwe Boll représente le calvaire des cinéphiles et des joueurs. Pourquoi ? Parce qu'il a la facheuse tendance de non seulement à massacrer les licences, mais aussi et surtout à livrer des films...de merde...

Mais ce qu'il y a de fascinant chez Uwe Boll, c'est sa capacité à multiplier les projets et les budgets !

S'il acquiert la coquette somme de 20 Millions de $ pour pondre son BloodRayne et Alone in the Dark, on lui refourgue le maxi-budget de 60 Millions de dollars, soit à peu près le même budget qu'Hellboy, 15 Millions de plus que pour Aliens Versus Predator, et 40 fois plus que pour Underworld, afin de lui permettre de livrer Dungeon Siege.

Inquietant quand on sait que BloodRayne n'a rapporté que 3 millions de dollars dans le monde. Alone in The Dark fait mieux avec 5 millions de dollars ! Une perte de 15 Millions !!!

Et toujours aussi étrange non seulement BloodRayne et Alone in the Dark auront fait perdre 32 Millions de dollars à eux deux, mais en plus Uwe Boll trouve le moyen de produire encore des films : Postal, Seed, Far Cry. Encore plus fort, un BloodRayne 2 et Alone in the Dark 2 sont en préparation !

Alors... Messieurs les investisseurs, arretez de jeter de l'argent par les fenêtres, au lieu de financer les films de ce cher Uwe, partez en vacances, ça nous en fera aussi !

# Posté le lundi 01 janvier 2007 13:17

Modifié le lundi 01 janvier 2007 15:32

Critique: Black Book de Paul Verhoeven

Critique: Black Book de Paul Verhoeven
27 Décembre 2006. 8h34 (oui je suis matinal) Je me lève brusquement. Ce jour-là, The Fountain est sorti. Fou de joie, j'effectue un triple salto avant pour retomber devant mon ordi, à la recherche de séances. Damned !? Seulement 166 salles le diffusent et aucun cinéma environnant ce que l'on appelle chez moi ne fait partie de cette modeste liste. Pas grave, un petit voyage en RER plus tard, je me retrouve à ce fidèle UGC des halles à 14h56.

Je m'en vais tranquillement prendre mon billet pour la séance de 15h30 remarquant au passage les affiches de Black Book, Babel, et Paprika.

The Fountain ? C'est compleeet... M'annonce froidement la madame derrière la caisse. Complet ? COMPLET ! COOOMMPLETT ???

Une demi-heure, 2 fois 15 minutes, 1800 secondes avant la séance, c'est complet ?? Ils pouvaient pas partir en vacances les gens ? On se calme. on se calme. L'instinct de cinéphile revenant au galop, je me dirige vers le deuxième cinéma à la recherche d'un autre film (oui parce que sinon c'était Arthur et les minitrucs ou Era-têtede-con, alors non merci !).

Entre Babel et Black Book, l'hésitation est grande...mais courte. Finalement, toutes ces péripéties m'auront remis sur le droit chemin: celui de St Paul Verhoeven.

Ben oui parce qu'en tant que fan de cinoche bien frontal, je ne peux qu'adorer le cinoche brutal, provoquant, sulfureux de Paulo. C'est donc indirectement grâce à Darren Aronofsky que Paul Verhoeven est revenu sur mon chemin. Sans cela, je serais sûrement passé à coté de Black Book, et j'aurais peut-être oublié que "le hollandais violent" est bel et bien un des plus grand.

Ceux qui doutaient de St Paul depuis son mineur mais fun Hollow Man peuvent partir jouer de la trompette en Hollande. Ben oui en Hollande, justement, là où Master Paul s'est exilé pour faire Black Book, certainement l'une de ses oeuvres les plus importantes de sa riche filmo.

Black Book conte l'histoire tourmentée d'une jeune femme pendant la seconde guerre mondiale. Après le massacre de sa famille, elle s'engage dans la résistance qui lui donnera pour mission de séduire un officier allemand dont elle tombera amoureuse.

Pas de doute c'est du grand, du très grand ! S'il n'oublie pas son style toujours aussi provocateur et brutal, ce que Verhoeven livre avant tout, c'est une fabuleuse et bouleversante histoire d'amour et d'espionnage, dont la démesure n'a d'égale que la richesse du propos. Ce que montre Verhoeven, c'est les dessous de la guerre. Et c'est pas jolie. Il montre, sans jugement, aucun, le point de vue à la fois de la résistance et de l'armée allemande avec une justesse qui fait froid dans le dos. Il montre la profondeur de l'âme humaine, surtout quand elle est troublée. Mais il montre surtout Caprice Van Houten, tout bonnement époustouflante d'ambiguïté, perdue. Elle ne peut faire confiance à personne, aussi bien dans la résistance que chez les allemands.

Les péripéties s'enchaînent à un rythme détonnant, tout cela est emballé avec classe, les acteurs sont tous formidables (particulièrement Caprice Van Houten) que demander de plus ? De la profondeur ? Il y en a assurément, on ne peut sortir de Black Book sans se poser de questions. Où est le bien et le mal quand on dans une période trouble ? Et aujourd'hui cela a une résonance toute particulière, en cette période post-11 septembre.

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# Posté le jeudi 28 décembre 2006 08:03

Modifié le vendredi 29 décembre 2006 05:45