C'était l'un des événements de l'année, c'est devenu l'un des plus grand lynchage. Critique principalement. La plupart d'entres elles s'acharnant à clamer haut et fort au "suicide artistique", ou encore "navet déconcertant de nullité". Comment expliquer alors, qu'un jeune cinéaste, plébiscité depuis Sixième Sens, soit relégué, en un film, au rang d'un simple Ed Wood ? C'est d'autant plus navrant que, même si La Jeune fille de l'eau ne tiens pas toutes ses promesses, on est bien loin du navet annoncé.
On ressentait déjà, dans Le Village, la volonté de Shyamalan de vouloir se séparer de son image de "réalisateur de film d'horreur à twist". Cette fois-ci, il va plus loin, en décidant d'envoyer paître les exécutifs et ses détracteurs, critiques de ciné en tête. Renonçant à ses propres codes visuels. C'est d'ailleurs l'un des premiers défauts du film. La mise en scène, autrefois sobre et pointilleuse, vire ici parfois (en exagérant un peu) à l'expérimental (des plans complètement flous) voire au bâclé (certains plans sont illisibles) Mais les intentions premières de Shyamalan, était de retrouver la magie des contes de fée, la féerie. Et ici encore, il n'atteint pas son but, car Shyamalan reste Shyamalan, en appliquant la formule de ses précédents films (en particulier Signes ou Sixième Sens), qui consistait à inclure des éléments fantastique dans le réel, on a du mal à croire à cette histoire. En effet, dans une histoire tel que celle-ci qui implique une certaine légèreté et naïveté, le cinéaste opte pour un premier degré inébranlable. L'ensemble parait alors un peu prétentieux, d'autant plus que Shyamalan commet la maladresse de s'offrir le rôle d'un espèce de "Martin Luther King" ou de prophète en devenir. Là où Peter Jackson avait pris à la rigolade l'exercice du cameo, Shyamalan le prend définitivement trop au sérieux. Et c'est peut-être sa la principale faiblesse du cinéaste.
Mais malgré tout ça, La Jeune fille de l'eau se révèle tout à fait regardable, car il reste tout de même une certaine morale à la fin de l'histoire, et puis après tout, on peut s'efforcer d'y croire finalement, à cette histoire. Mais dans le même genre, préférez La Science des Rêves. En effet, contrairement à Shyamalan, Gondry a su garder dans son oeuvre la légèreté et la sincérité dont avait justement besoin le film du cinéaste américain, qui lui baigne dans un sérieux et une ampleur moins intimiste pour être vraiment magique
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On ressentait déjà, dans Le Village, la volonté de Shyamalan de vouloir se séparer de son image de "réalisateur de film d'horreur à twist". Cette fois-ci, il va plus loin, en décidant d'envoyer paître les exécutifs et ses détracteurs, critiques de ciné en tête. Renonçant à ses propres codes visuels. C'est d'ailleurs l'un des premiers défauts du film. La mise en scène, autrefois sobre et pointilleuse, vire ici parfois (en exagérant un peu) à l'expérimental (des plans complètement flous) voire au bâclé (certains plans sont illisibles) Mais les intentions premières de Shyamalan, était de retrouver la magie des contes de fée, la féerie. Et ici encore, il n'atteint pas son but, car Shyamalan reste Shyamalan, en appliquant la formule de ses précédents films (en particulier Signes ou Sixième Sens), qui consistait à inclure des éléments fantastique dans le réel, on a du mal à croire à cette histoire. En effet, dans une histoire tel que celle-ci qui implique une certaine légèreté et naïveté, le cinéaste opte pour un premier degré inébranlable. L'ensemble parait alors un peu prétentieux, d'autant plus que Shyamalan commet la maladresse de s'offrir le rôle d'un espèce de "Martin Luther King" ou de prophète en devenir. Là où Peter Jackson avait pris à la rigolade l'exercice du cameo, Shyamalan le prend définitivement trop au sérieux. Et c'est peut-être sa la principale faiblesse du cinéaste.
Mais malgré tout ça, La Jeune fille de l'eau se révèle tout à fait regardable, car il reste tout de même une certaine morale à la fin de l'histoire, et puis après tout, on peut s'efforcer d'y croire finalement, à cette histoire. Mais dans le même genre, préférez La Science des Rêves. En effet, contrairement à Shyamalan, Gondry a su garder dans son oeuvre la légèreté et la sincérité dont avait justement besoin le film du cinéaste américain, qui lui baigne dans un sérieux et une ampleur moins intimiste pour être vraiment magique
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